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Le mainnet public d'Arc s'ouvre avec des validateurs institutionnels. Personne ne nomme qui tient sa liste d'adresses interdites.

Arc, la blockchain de paiement de Circle, a ouvert son accès public le 16 septembre 2026, avec l'USDC comme seule unité pour payer les frais du réseau.

Quand un émetteur de monnaie électronique gèle un compte, il ferme l'argent, et rien d'autre. Le réseau qui transporte les paiements appartient à un autre acteur, qui n'a pas dressé cette liste et n'a pas à la consulter. Un client gelé reste donc joignable : il peut encore recevoir et contester, et le gel se discute devant un juge pendant que le tuyau fonctionne. Ce partage vient de ce que deux métiers distincts le portent, émettre l'unité de compte d'un côté, exploiter le réseau de l'autre.

Arc, la blockchain de couche 1 conçue par Circle, a ouvert son accès public le 16 septembre 2026, et le réseau répond depuis sur un nœud accessible sans clé, sous l'identifiant de chaîne 5042. Les deux métiers y tiennent dans la même machine : l'USDC paie les frais du réseau, sans jeton natif pour s'y substituer, et le moteur d'exécution applique une liste d'adresses interdites. Un trésorier qui envisage cette chaîne pour ses règlements pose donc une question de conformité ordinaire, qui tient cette liste ?

Une transaction refusée entre quand même dans le bloc, et elle paie

Sur la page qui recense les écarts d'Arc avec la machine virtuelle d'Ethereum, la documentation technique relevée le 16 septembre 2026 énonce la règle sans détour. La liste d'adresses interdites est appliquée à l'exécution, et un transfert de valeur vers une adresse inscrite, ou depuis elle, échoue. La transaction qui échoue sur ce contrôle est incluse dans le bloc, et elle consomme son gaz.

Cette dernière phrase interdit de parler de coupure. Une adresse inscrite continue d'émettre des transactions, celles-ci entrent dans les blocs, et elle paie pour chacune. Elle perd la capacité d'en faire aboutir une, faute d'une autre unité pour régler les frais. Le refus est facturé à celui qui le subit.

Circle l'avait écrit dans son communiqué du 5 août 2026 : transiger sur Arc dépend de la capacité à obtenir de l'USDC et à s'en servir pour payer le gaz. Deux jours avant l'ouverture, Circle arrêtait l'USDC natif sur une chaîne tierce. Aucune source publiée ne relie les deux.

Un mécanisme déjà décrit par CDR, un cran de plus sur Arc

CDR a décrit ce mécanisme le 21 août 2026, à propos d'ArbOS 61 et du filtrage de conformité qu'Arbitrum a fait descendre de ses applications vers son moteur : la transaction forcée entre bien dans le bloc, et y échoue, en consommant le gaz payé. La facturation du refus n'est donc pas la nouveauté du 16 septembre.

Arc se sépare de ce précédent sur deux points qui vont dans le même sens. Sur Arbitrum One et Nova, le filtrage est une option, et elle est livrée éteinte. Une adresse filtrée sur Arbitrum garde par ailleurs l'ether pour payer ses frais, si bien que le filtre porte sur ce qu'elle transporte. Sur Arc, l'actif filtré est l'unité de paiement, et le même mécanisme ferme l'usage économique du réseau au lieu d'un usage parmi d'autres.

17 adresses proposent des blocs, et aucune source ne nomme qui tient la liste

Le satellite CDR du 18 août répondait « non » à la question de savoir si le mainnet d'Arc avait été lancé, au 14 août 2026. La mesure prolonge cette réponse et la borne. Arc décrivait alors son réseau comme un mainnet privé où plus de cent constructeurs intégraient déjà, et son bloc 0 est horodaté au 12 mai 2026. Ce qui a ouvert le 16 septembre est l'accès du public, quand le registre tournait depuis quatre mois.

CDR a compté les adresses qui proposent les blocs, sur le nœud public et sans clé, à trois dates. Le 5 août 2026, jour de l'annonce de la cohorte, 14 adresses distinctes se partageaient une fenêtre de 200 blocs. Le 15 septembre, 16 adresses se partageaient elles aussi une fenêtre de 200 blocs. Le 16 septembre, 17 adresses se partageaient une fenêtre de 600 blocs. Chaque nombre se lit avec sa fenêtre, et les trois n'ont pas la même.

Le compte monte, la composition bouge dans les deux sens. Une adresse qui proposait des blocs le 5 août, et encore le 15 septembre, ne figure plus dans la fenêtre du 16. Et la charge ne s'est répartie également entre les proposeurs qu'au 16 septembre, 35 à 36 blocs chacun sur 600, ce qui est la signature d'une rotation déterministe.

cryptodeep.io
Mesure Crypto Deep Research · 16/09/2026
Le compte monte, une adresse sort du rang
Trois relevés sur le nœud public, sans clé. Chaque nombre se lit avec sa fenêtre de blocs, elle n'est pas la même d'une mesure à l'autre.
5 août 2026
fenêtre de 200 blocs
14
15 septembre 2026
fenêtre de 200 blocs
16
16 septembre 2026
fenêtre de 600 blocs
17
Le compte n'est pas qu'une addition : une adresse présente le 5 août et encore le 15 septembre est absente de la fenêtre du 16 septembre. La charge ne devient égale entre proposeurs, 35 à 36 blocs chacun sur 600, qu'à cette dernière mesure.
Mesure CDR · cryptodeep.io Une adresse de proposeur n'est pas une entité identifiée

Le champ lu donne l'adresse qui a proposé le bloc, jamais son opérateur, et un même établissement peut en tenir plusieurs. Rien de public ne permet aujourd'hui ce rattachement : l'explorateur canonique du réseau, explorer.arc.io, renvoie vers une page de connexion Cloudflare Access opérée par Circle, son interface publique comme son API, relevé à 5 h 22 UTC le 16 septembre 2026.

Circle avait nommé onze établissements dans sa cohorte de validateurs fondateurs et annoncé en opérer un douzième. La documentation relevée le 16 septembre décrit le socle de validation comme un ensemble de validateurs en preuve d'autorité composé d'institutions régulées. Le recensement en trouve davantage que la cohorte n'en annonçait, sans qu'on puisse dire si de nouveaux opérateurs sont entrés ou si les mêmes tiennent plusieurs nœuds.

Aucune des pages primaires relevées le 16 septembre 2026 ne nomme le contrat, le rôle ni l'acteur qui tient la liste d'adresses interdites. La page qui énumère les contrats du réseau en nomme un pour la liste d'accès au fonds monétaire tokenisé de Circle. Pour la liste d'interdits appliquée par le moteur d'Arc, elle n'en nomme aucun.

Ce qu'une trésorerie peut vérifier sur Arc, et ce qu'elle ne peut pas encore

Arc se laisse mesurer sur ce qui coûte. CDR a relevé un prix de base du gaz de 20 gigawei, une seule et même valeur sur 200 blocs consécutifs, et des frais médians de 0,0126 USDC sur 30 transactions. À ce prix de base, un transfert simple de 21 000 unités de gaz reviendrait à 0,00042 USDC, trente fois moins que ce que les transactions relevées ont payé. Arc revendique par ailleurs une finalité déterministe sous la seconde, que CDR n'a pas mesurée. Le trafic a changé d'échelle en une journée. CDR a compté 5,7 transactions par seconde sur une fenêtre de 200 blocs le 15 septembre, et 78 sur une fenêtre de 600 blocs le 16.

Arc n'a été examiné ni approuvé par le régulateur financier de l'État de New York ni par aucune autre autorité, et Circle le répète toujours dans son communiqué, six semaines après l'annonce. Le fonds monétaire tokenisé de Circle, qui doit servir de collatéral à ces flux, affichait une offre nulle sur la chaîne le 16 septembre, et son accès reste réservé aux souscripteurs hors États-Unis. Arc laisse la vérification de ce socle à son explorateur, qui est fermé. Et personne ne nomme qui tient la liste.

Pour un comité qui décide si cette chaîne entre dans son périmètre de règlement, la règle relevée se lit sans verdict. Elle autorise le refus d'un transfert au niveau du moteur, elle laisse l'adresse refusée émettre et payer, et elle met le coût du refus à la charge de celui qui le subit. Un opérateur identifiable, des frais fixes et une finalité annoncée sont le régime de responsabilité que les flux réglementés réclamaient. La contrepartie tient en une ligne de diligence que rien de public ne permet de remplir au 16 septembre 2026, le nom de celui qui tient la liste.

CDR relève les règles d'exécution des chaînes qui accueillent des flux réglementés, sur les pages primaires et sur le réseau lui-même. Les Insiders reçoivent ces mesures et les dossiers qui les portent.

cryptodeep.io
Crypto Deep Research
Qui tient la liste qui ferme l'accès à un réseau de paiement ?
CDR lit les règles d'exécution des chaînes de règlement dans leurs pages primaires, pas dans leurs communiqués.
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Questions fréquentes

Le réseau compte-t-il autant d'opérateurs que d'adresses qui proposent des blocs ?
Rien ne permet de l'affirmer. Sur une fenêtre de 600 blocs relevée le 16 septembre 2026, CDR compte 17 adresses distinctes qui proposent des blocs, contre 16 la veille et 14 le 5 août 2026, chaque fois sur une fenêtre de 200 blocs. Le champ lu donne l'adresse du proposeur, jamais son opérateur, et un même établissement peut tenir plusieurs nœuds. L'explorateur qui permettrait de vérifier ce rattachement renvoie vers une page de connexion.

Une adresse inscrite sur la liste d'interdits est-elle exclue du réseau ?
Non, pas au sens d'une coupure : la documentation relevée le 16 septembre 2026 écrit qu'un transfert de valeur vers une adresse inscrite, ou depuis elle, échoue, et que la transaction reste incluse dans le bloc en consommant son gaz. L'adresse continue donc d'émettre et de payer, et elle perd la capacité de faire aboutir un transfert, parce qu'aucune autre unité que l'USDC ne règle les frais sur ce réseau.

Le mainnet d'Arc a-t-il été lancé le 16 septembre 2026 ?
Arc a ouvert son accès public ce jour-là, et le registre tournait avant. Arc porte un bloc 0 horodaté au 12 mai 2026, et décrivait avant l'ouverture son réseau comme un mainnet privé avec plus de cent constructeurs en intégration. CDR y comptait déjà 14 adresses proposant des blocs sur une fenêtre de 200 blocs le 5 août 2026. Le 16 septembre ouvre l'accès du public, il ne démarre pas la chaîne.

Qui administre la liste d'adresses interdites appliquée par le moteur d'Arc ?
La documentation relevée le 16 septembre 2026 ne le dit pas. Aucune des pages primaires consultées, celle des écarts avec la machine virtuelle d'Ethereum et celle des adresses de contrats, ne nomme le contrat, le rôle ni l'acteur chargé de tenir cette liste. Elle nomme en revanche le contrat qui tient la liste d'accès au fonds monétaire tokenisé de Circle, autre objet.

Charlie Lefranc, Crypto Deep Research.